Pierre a demandé à Jésus combien de fois il devait pardonner à quelqu'un qui continuait à lui faire du tort. Il a proposé sept fois, ce qui semblait généreux. Jésus a dit : pas sept fois, mais septante fois sept fois. Il ne donnait pas à Pierre un plus grand nombre à atteindre. Il lui disait d'arrêter de compter. Le pardon n'a pas de limite.
Pierre était l'un des amis les plus proches de Jésus. L'Évangile de Matthieu raconte cela au chapitre 18. Un jour, il est venu voir Jésus avec une question sur le pardon.
Il a demandé combien de fois il devait pardonner à son frère quand son frère continuait à lui faire du tort. Puis il a proposé une réponse. Sept fois ? C'était un grand nombre. La plupart des gens s'arrêtaient bien avant sept.
Ce que Jésus a dit
Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois.
Matthieu 18:22 · Louis Segond 1910
Septante, c'est l'ancien mot pour soixante-dix. Il n'a pas donné à Pierre un nouveau nombre à atteindre. Personne ne tient les comptes jusqu'à quatre cent quatre-vingt-dix. Il disait à Pierre de ranger ses comptes.
Puis Jésus a raconté une histoire. Un serviteur devait à un roi une dette si énorme qu'il ne pourrait jamais la payer. Le roi lui a tout remis. Puis ce même serviteur est sorti, a trouvé un homme qui lui devait un peu, et l'a pris à la gorge.
Ce que cela veut dire
La vieille loi disait œil pour œil. Elle demandait combien on avait le droit de rendre. Jésus a dit de ne rien rendre. Et quand Pierre a essayé de mettre une limite au pardon, Jésus a enlevé la limite.
Cela ne veut pas dire que tu dois rester là où on te fait du mal. Pardonner à quelqu'un, ce n'est pas le laisser continuer à te faire du mal. Cela veut dire que tu arrêtes de compter.
Dieu ne compte pas contre toi. Il a pardonné plus que tu ne pourrais compter. Alors tu es libre d'arrêter de compter, toi aussi.
S'il y a quelqu'un à qui tu as pardonné encore et encore et que tu es fatigué, cette fatigue est réelle, et tu n'es pas seul. Tu peux lire l'enseignement complet gratuitement dans l'application Mercy.
Lire tout le chapitre: Matthieu 18
1En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?
2Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,
3et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.
4C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.
5Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.
6Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.
7Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!
8Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.
9Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.
10Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.
11Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.
12Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?
13Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.
15Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
16Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
17S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.
18Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
19Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.
20Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.
21Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi? Sera-ce jusqu’à sept fois?
22Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois.
23C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.
24Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.
26Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.
27Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.
28Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.
29Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.
30Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.
31Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
32Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;
33ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?
34Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.
35C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.
Louis Segond 1910